Crédit: Théa Wang

Crédit: Théa Wang

Crédit: Marcel Bwb

Crédit: Marcel Bwb

Crédit: Marcel Bwb

Crédit: Marcel Bwb

Crédit: Théa Wang

Crédit: Marcel Bwb

Crédit: Marcel Bwb

Crédit: Marcel Bwb

Crédit: Théa Wang

Crédit: Théa Wang

I can’t live without you, performance-installation, dimensions variables depuis 2017.

La figure du travesti et de la pop star - ici Mariah Carey- sont de bons exemples au sujet de la performativité du genre. Il est ici question de rejouer les mécanismes culturels préfabriqués mis en échec au travers de cette performance. Un échec illustré par l'impossibilité de chanter comme Mariah Carey mais aussi par l’impossibilité d’être considéré femme. Les poils, la couille qui dépasse du body, la voix, la perruque rappellent que je suis biologiquement un homme.

Au-delà de la question du travestissement, de la différence, cette performance nous présente une sorte de dénominateur commun qui est le désir de reconnaissance et le besoin d’être aimé. Le décalage entre le décor, la technicité du dispositif contre la somme des efforts déballés pour plaire, nous amène à une certaine faillite. Il y a ici une volonté d’atteindre une sorte de grâce, de beauté dans le fait d’accumuler les erreurs, dans l’impossibilité à l’être humain d’atteindre la perfection.

Dans cette installation se trouvent des interrupteurs - accessibles par les pieds et mains - activants divers matériels (ventilateur, machine à fumer, lumière de fond scène, jeux de lumière ...).

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The figure of the transvestite and the pop star - in this case Mariah Carey - are good examples of the performativity of gender. It is here a question of replaying the prefabricated cultural mechanisms in order to better defeat these mechanisms. Therefore, what we see through this performance is a form of failure, illustrated by the impossibility of singing like Mariah Carey but also by the impossibility of being considered a woman. The hairs, the ball sticking out of the bodysuit, the voice, the wig remind us that Brandon is biologically a man.

Beyond the question of transvestism and difference, this performance presents us with a common denominator, which is the desire for recognition and the need to be liked. The mismatch between the set and the technicality of the device vs. all the efforts made to please, leads us to an inability, a failure. There is a desire here to achieve a form of grace, of beauty through the accumulation of errors, but also ultimately through the impossibility for human beings to reach perfection.

This installation includes switches - accessible by the feet and hands - activating various equipment (fan, smoking machine, back stage light, light shows, etc.).

Traduction Camille Chaumont